Post mortem du voyage à Taïwan

Jeudi le 18 octobre

Nous avons quitté l’hôtel sans trop de presse pour se rendre à l’aéroport, notre vol était à 16h, on n’était pas obligé de courir. Nous avons pris le MRT vers l’aéroport et nous sommes arrivés environ 30 minutes plus tard à l’aéroport. L’enregistrement et le dépôt des sacs a été très rapide, 5 minutes et tout était fait. Je crois que c’était la première fois que c’était aussi rapide. Nous n’avons pas perdu trop de temps une fois les sacs envoyés vers l’avion pour traverser la sécurité et les douanes. L’aéroport international de Taïwan est quand même un bel aéroport, avec plusieurs zones d’attente thématiques et en masse de place pour s’asseoir. On en a profité pour dîner et marcher un peu en attendant notre vol et même faire du magasinage de dernière minute pour passer les quelques dollars taïwanais qui nous restait.

Notre vol n’était pas plein, il y a eu des chanceux qui ont eu trois bancs pour eux seuls et qui ont réussit à dormir. J’avais réservé nos sièges donc on était les deux un à côté de l’autre mais sans voisins. On ne pouvait pas s’étendre comme les chanceux pour dormir mais en même temps, je n’étais pas encore assez fatigué pour dormir. Pas loin de nous, il y avait un jeune couple, un occidental et une chinoise, avec un jeune bébé, même pas deux mois. Je les trouvais courageux de voler si longtemps avec un si petit bébé mais heureusement pour eux, tout a bien été.

Arrivés à Vancouver, nous sommes passés aux douanes et nous avons attendus pour récupérer nos bagages. Nous avons attendus quand même longtemps car le carrousel était brisé. Plusieurs personnes avec des correspondances trop courtes ont couru pour prendre leur prochain vol mais la nôtre était cinq heures plus tard, donc pas de course effrénée dans l’aéroport. On a appris de nos voyages passés et on essaie d’avoir toujours au moins 3h pour la correspondance.

Je ne sais pas pourquoi mais je trouve que les douaniers à la sécurité les plus bêtes que j’ai croisé dans tous mes voyages sont au Canada. Ils ne sont pas patients et pognent les nerfs après du monde qui ne comprennent juste pas quoi faire. Nous sommes à notre affaire donc ils n’ont pas raisons de crier après nous mais je les regarde avec les autres voyageurs et je trouve ça plate, c’est souvent leur première image du pays.

Bref, nous avons déposés nos sacs pour les envoyer dans notre avion et passé la sécurité. Rendus à ce moment de la journée, j’étais pas mal scrap, mon corps ne savait plus trop où j’étais dans le temps. Nous sommes partis le 18 octobre à 16h30 de Taipei pour arriver à 11h45 du matin le 18 octobre à Vancouver. Ce n’est pas une faute de frappe, nous avons voyagé dans le temps! Après une journée complète et un vol de 10 heures, mon corps m’envoyait pas mal de signaux conflictuels. « Où suis-je? Quand suis-je? » Toute sorte de questions de même.

J’avais quand même faim par moment donc on est allés mangé une bouchée pas loin de notre porte d’embarquement. Il y avait un Vera Burger, une chaîne que je ne connaissais pas mais qui fait de pas mal bons burgers. Les employés étaient toutes des madames asiatiques dans la 50e ou la 60e et c’était un show de les voir aller. Y’en avait une qui était la gérante et les autres s’obstinaient avec, c’était très drôle.

En attendant notre embarquement vers Montréal, j’ai remarqué que le couple avec un bébé était pas loin de nous à attendre. Plusieurs vols sont partis mais ils restaient. Finalement, ils prenaient le même vol que nous vers Montréal. Ouch, ça fait toute qu’une journée à s’occuper d’un bébé! Une fois dans l’avion, nous n’étions même pas encore décollés qu’Annabelle et moi dormions et ce pendant les 2 heures suivantes. Ça l’a donné un coup de pouce pour survivre le reste du vol, je ne m’endurais plus, comme un enfant qui est fatigué et qui pleure pour rien.

Nous avons attendus quand même longtemps avant de recevoir nos bagages à Montréal et heureusement, le père d’Annabelle nous attendait. C’est donc vers 1h du matin que nous avons quitté l’aéroport et vers 2h du matin que nous nous sommes finalement couchés. Je ne peux pas dire que j’ai dormi une grosse nuit, le décalage horaire mélange pas mal l’horloge biologique mais avec le temps, ça va se replacer.

Post-mortem de ce voyage

Il est maintenant le temps de faire un retour sur ces 4 semaines de voyage qui nous ont permis de découvrir plein de nouvelles choses, d’être émerveillés par tant de nouveauté et malgré tout, de relaxer et surtout de se changer les idées. C’était une première fois en Asie pour Annabelle ainsi que pour moi et nous avions choisi Taïwan pour avoir un aperçu de l’Asie et de son dépaysement mais en gardant une certaines modernité et une efficacité dans les transports telle qu’on connait et apprécie dans nos voyages en Europe. Du moins, c’est ce qu’on croyait avant de partir

Nous avions raison, Taïwan a été une destination dépaysante, pleine de nouveautés mais très facile au niveau du transport et de la logistique. Tout est traduit en anglais ou presque et dans les restaurants, les menus sont souvent bilingues ou ils ont assez d’images pour qu’on comprenne. Notre guide Lonely Planet n’a pas été toujours d’une très grande aide mais grâce à Internet et à d’autres voyageurs qui se sont cassés la tête avant nous, nous avons toujours trouvé ce que nous cherchions.

Je ne peux pas passer sous le silence un des points qui a grandement facilité notre voyage: la gentillesse des Taïwanais. Tout le monde sans exception, des employés des restaurants, des compagnies de transport ou même de purs inconnus dans la rue nous ont aidés lorsqu’on semblait un peu perdu et ce même s’ils ne parlaient pas anglais. C’est comme si tout le pays s’était donné la mission d’aider les quelques blancs perdus qu’ils croisent sur leur chemin. C’est sur que des Occidentaux, on n’en n’a pas croisé beaucoup donc ils ne sont pas encore écoeurés d’en voir. Ce qui m’amène à un autre point: Taïwan est authentique et n’a pas encore été changé par le tourisme de masse. Pour ceux qui envisagerait d’y aller, c’est le temps, le pays met en place les infrastructures nécessaires pour accueillir des touristes mais ce n’est pas encore la folie. Vous vivrez réellement parmi les Taïwanais et vous verrez leur réalité.

Vous vous doutez donc que nous avons adoré notre voyage et que nous ne regrettons pas du tout notre destination. Je vous la conseille même très fortement, je sais que ce n’est pas la première place qu’on pense quand on se dit qu’on va en Asie mais vous trouverez une destination intéressante avec une histoire unique et une infrastructure moderne à la hauteur du Japon, sans les prix élevés. Oui, c’est plus cher que le Viet-nam mais ce n’est pas si pire non plus. Vous pouvez manger très bien pour 10$. Vous pouvez manger correctement pour 5$.

Le temps du « Made in Taiwan » synonyme de « cheap » est révolu, c’est maintenant une société avancée avec des industries de pointe. Allez-y faire un tour, vous ne le regretterez pas!

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