Aventures du déplacement Vienne-Budapest

Comme j’avais écris dans un post précédent, il y a actuellement une crise de migrants en Europe et nous sommes en plein coeur des lieux touchés par cette crise. Nous ne sommes pas touchés directement par cette crise et les mesures mises en place, notre passeport canadien nous assure un libre passage partout encore, surtout qu’on fait le chemin dans le sens inverse. Toutefois, nous vivons indirectement les effets de la crise et ça fait qu’un déplacement banal de deux heures et demie en train devient une aventure en soi.

Nous nous sommes levés tôt lundi matin en espérant que les train directs pour Budapest soient revenus. Nous avons déjeuner avant de prendre nos sacs et nous rendre à la gare de Vienne. Rendus à la gare, nous avons rapidement vu que les trains étaient encore annulés. Heureusement, nous avions un itinéraire alternatif qui prend le double du temps mais au moins, on va se rendre! Il fallait toutefois retourner à l’information de la gare pour vérifier si le trajet était encore bon. Nous avons donc fait la file encore une fois, cette fois-ci pendant une bonne heure avec nos gros sacs à dos pour se faire dire d’un simple oui que le trajet est encore bon. Nous avions un deux heures et demie à attendre, nous venions d’en passer une.

L’avantage que nous procurait le fait d’avoir cet itinéraire est que nous avions le quai de départ du train. Au lieu d’attendre que le quai soit affiché au tableau seulement 15 minutes avant le départ du train, nous pouvions tout de suite aller nous trouver un banc sur le bon quai, ce que nous avons fait. Notre quai était le même quai duquel les trains pour l’Allemagne partent. Vous savez sans doute que c’est la destination des migrants. Nous avons passé une heure et demie à travers ces migrants, à voir leur déception quand le train fût plein et parti sans plusieurs personnes.

Notre train arriva finalement vers 11h30. Un petit train qui fait la « run » de lait vers un endroit appelé Deutschkreutz mais qui passe par Sopron en Hongrie. C’était notre endroit de correspondance. Le train n’était pas très rapide mais nous nous sommes finalement rendus à Sopron.

Arrivés à Sopron, le tableau indicateur affichait que notre train partait en voie V.P. Pour les habitués du train, c’est habituellement un chiffre qui nous dit le quai/voie où se rendre. En fouillant un peu, on s’est rendu compte que V.P. signifiait qu’il fallait prendre un autobus vers une autre ville. Avec 2 couples d’anglais, nous avons fini par avoir assez d’informations pour savoir quel ticket acheter et où prendre l’autobus et surtout à quelle heure. Le problème est que les trains hongrois qui vont aux villes frontalières ont tous été annulés par le réseau de transport de la Hongrie, toujours pour la même cause. Plaisant!

À 13h18, l’autobus part pour un village dont j’ai oublié le nom. On pensait que c’était proche mais finalement, nous avons fait une heure d’autobus en campagne de la Hongrie. Arrivés à destination, on sort de l’autobus et on arrive dans une gare de campagne. Par gare de campagne, j’entends une gare où il n’y a aucune indication, encore moins en anglais. Il y a un train qui attends à une voie et personne en vue. Le train est vieux et n’a aucune indication. On embarque dedans, on demande à quelques personnes si c’est le train pour Budapest et ça semble être le bon. Une fois le train parti, le contrôleur moustachu ne semble pas être affolé par nos tickets. Après une bonne heure de train, nous arrivons à une gare plus grosse, donc probablement une plus grosse ville qui s’appellait Györ si ma mémoire est bonne. En sortant du train, le contrôleur finit par nous dire « This train is direct to Budapest ». On est donc dans le bon train. Nous attendons et finalement le train repart, pour arrêter 10 mètres plus loin et revenir par en arrière… j’avais oublié que personne n’était encore entré dans le train, il fallait donc qu’il se rende au quai de départ. Encore de l’attente. J’avais donné 16h30 comme heure de rendez-vous pour l’appartement, il était maintenant évident qu’on ne serait jamais là à temps.

Le train finit par partir et chanceux comme nous sommes, c’est encore un train qui fait la « run » de lait. Nous arrivons à Budapest à 17h30 avec environ 30 minutes de transport en commun et de marche à faire pour arriver à notre appartement. L’arrivée à Budapest fut un peu spéciale, la gare où nous sommes arrivés, en fait la place devant la gare, était un camp de réfugiés avec la Croix Rouge et plein de bénévoles et surtout des migrants et nous on traverse ça avec nos sacs à dos. On ne fittait pas trop disons! Retournons à nos moutons et à notre périple vers l’appartement.

Nous y arrivons finalement et… personne. Nous étions un peu pressés par le temps parce que nous avions une activité de réservée pour 19h… Des gens qui entrent dans le bloc nous demande si on a besoin d’aide et ils ne connaissaient pas le nom sur mon papier. Je décide d’ouvrir mon cellulaire et de l’enlever du mode avion, au diable les frais, c’est une situation d’urgence. Quand mon cellulaire réussi à se connecter sur le réseau hongrois, je reçois un message texte de la part de notre hôte qui nous dit que son ami qui venait nous accueillir a du partir. Je le texte, pas de réponse. Je l’appelle donc et il répond rapidement. Il me donne le code pour entrer dans le bloc, me dit où les clés sont cachées et me donne des indications pour qu’on se rendent à l’appartement. On se trompe de porte une fois mais on fini par se rendre. Il est maintenant 18h30. Je pensais marcher pour se rendre à notre activité mais on laisse tomber, on se change rapidement et on saute dans le metro. On arrive finalement avec 15 minutes d’avance et j’ai finalement pu relaxer et commencer à célébrer mon anniversaire à cette activité que j’avais réservé et qu’on avait presque perdu espoir de pouvoir faire. Qu’est-ce que cette activité? J’en parlerai dans mon prochain billet!

D’ici là, je peux vous dire que nous adorons Budapest et que nous sommes extrêmement chanceux au niveau de la température, il fait beau et chaud comme il n’avait pas encore fait depuis le début du voyage.

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Vienne, cité impériale

Avant de vous parler de Vienne, je dois revenir sur mon post d’hier. Pendant notre souper, nous avons eu le droit à un chanteur/quêteux qui nous a interprété « The show must go on » de Queen. Toutefois, son interprétation en anglais plus ou moins exact m’a bien fait rire et m’a rappelé ce succès de YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=5cg5ZBo4FJI

Maintenant que c’est dit, voici donc le récit de nos aventures viennoises. Nous avons pris le train en matinée en direction de Vienne à partir de la gare de Prague. Je voulais me débarasser de mes couronnes restantes en achetant de la bouffe mais c’est tellement pas cher qu’après 300 couronnes, je ne savais plus quoi acheter. Il me reste donc un 400 couronnes pour un futur voyage ou un ami qui voudra me les acheter.

Le trajet de train de quatre heures et demi s’est bien déroulé, nous avons sorti Citadelles, un jeu de société qui se traîne bien et nous avons fait quelques parties.

Arrivés à Vienne, la première mission fût de retirer quelques Euro. Avec le taux de change assez merdique pour nous, disons que les retraits ne sont pas gros avant d’atteindre la limite. Nous sommes ensuite embarqués dans le métro en direction de notre appartement. Notre hôte Markus nous attendait, il nous a donné de l’information (en français!) sur la ville mais puisque notre logement n’était pas encore prêt, il nous a demandé de patienter et de revenir plus tard. Nous avons toutefois pu laisser nos sacs dans une pièce verrouillée.

Nous sommes partis explorer un peu le vieux Vienne, passant par la Stephanplatz ou se dresse une énorme cathédrale malheureusement en réparation, avant de prendre une belle avenue commerciale pour tourner vers le palais impérial. Nous l’avons traversé pour rejoindre la route qui parcourt les anciennes fortifications de la ville pour passer devant l’Opéra et revenir vers Stephanplatz pour retourner au logement.

Markus nous a remis les clés et nous a montré l’appartement. C’est vraiment superbe, celui de Prague était bien mais rien d’extraordinaire mais celui-ci est luxueux. Il faut dire que l’appartement se trouve dans un ancien palais qui appartient à la famille de notre hôte depuis le temps de Mozart.

En soirée, nous sommes partis pour aller manger sans vraiment de destination précise en tête. Nous avons lu que les restaurants de Vienne sont généralement très bons et qu’il y a moins d’attrapes touristes qu’ailleurs. Nous nous sommes retrouvés sur une rue avec quelques restaurant donc un mandarin, un japonais et un égyptien. Luc a tranché, nous sommes allés à l’égyptien. C’était égyptien et oriental (moyen-orient) et nous avons pris chacun une entrée différente. Les falafels étaient excellents. Nos repas étaient aussi très bons et la facture très raisonnable, surtout après Prague. Je croyais que ça allait nous coûter plus cher manger à Vienne qu’à Prague mais c’est l’inverse. Il est vrai que nous n’avons pas sorti des quartiers touristiques très souvent à Prague donc malgré que c’était délicieux, la facture était gonflée face aux prix habituels de la République Tchèque. Après le repas, nous sommes revenus tranquillement vers notre appartement en explorant les rues du vieux Vienne.

Le lendemain, la destination était la résidence d’été des Hasbourg : Schönbrunn. Nous avons visité le palais où nous avons vu les appartements de l’empereur Franz Joseph et ceux de Sissi. Par la suite, après un hot-dog, nous avons visité les jardins du palais, avant de se dirigé au petit labyrinthe et ensuite à la Gloriette, un bâtiment en haut d’une colline qui surplombe Schönbrunn et qui nous donne une superbe vue sur les environs. Nous avons pris une bière au café de la Gloriette avant de nous diriger vers le zoo, le plus vieux du monde.

C’est un superbe zoo et les animaux ont l’air bien. On a vu entre autres un ours polaire joué devant nous dans l’eau, une vitre nous séparant, à la plus grande joie des enfants. Je ne m’attarderai pas sur le zoo mais c’était super bien. Par la suite, retour à l’appartement après une grosse journée de marche avant de retourner dans la même rue que la veille pour souper, cette fois-ci pour du mandarin. C’était encore une fois excellent.

Le lendemain, nous avions réservé des places pour l’entraînement matinal à l’école d’équitation espagnole de Vienne. Le lieu est magnifique, le « spectacle » un peu moins. Des chevaux qui marchent de différents pas pendant 10 minutes, c’est bien mais pendant 2h, ouf… j’ai dormi la dernière demie-heure. Par la suite, pour dîner, nous sommes allés au Trzesniewski manger des brütchen, des mini tartines succulentes. En fait, c’est l’équivalent des brötli de Basel en Suisse et nous étions enchantés de retrouver ce met.

Par la suite, retour au palais impérial pour la visite du musée de l’argenterie, l’exposition sur Sissi ainsi que la visite des appartements impériaux de la résidence d’hiver des Hasbourgs. Très intéressant comme visite! Pour finir la journée, nous avons été dans un petit restaurant très typique manger d’excellents schnitzels, repas viennois traditionnel. Nous voulions aller à l’endroit où se fut inventé mais c’était plein à craquer.

Le lendemain, ce fût la journée à Bratislava racontée juste avant. Sautons à aujourd’hui le 13 septembre où nous avons terminé notre visite de la ville en commençant par le musée de Mozart. Par la suite, nous nous sommes rendus devant l’hôtel de ville et le parlement avant de manger un kebab comme dîner. Par la suite, nous nous sommes rendus au café Sacher pour manger un Sachertorte, un gâteau au chocolat avec une garniture d’abricots succulent dont ils sont le créateur. C’était long et cher mais ça valait la peine. Nous avons continué notre marche pour aller dans le quartier derrière le MuseumQuartier, quartier des musées visiter une avenue commerçante utilisée par les locaux avant de finir au MuseumQuartier.

Pour souper, Luc voulait des burgers donc nous sommes allés au Hard Rock Café. Rien de malade mais ça fait la job. Le lendemain, nous sommes partis pour Budapest. Toutefois, l’aventure pour se rendre vaut à elle seule une entrée dans le blog. Je vous garde le suspence. Ceux qui font un suivi plus serré de ma vie savent que c’est ma fête. J’ai passé une super soirée que je raconterai aussi dans mon prochain billet.

À la prochaine!