Budapest l’authentique

Je vous ai raconté notre aventure pour se rendre à Budapest et je vous ai parlé de notre activité que nous avions réservé. Ce n’était pas un massage dans un therme hongrois mais plutôt une activité de touriste : une croisière/souper sur le Danube. Trois heures de bâteau, repas 5 services avec deux pianistes qui jouent live, tout ça avec de l’alcool à volonté. Ce fût une superbe soirée, la nourriture était excellente, tout comme le vin. Les deux pianistes s’affrontait dans une espèce de bataille musicale et je me suis fait chanté « Happy Birthday » par une jolie hongroise. Une bouteille de vin et trois heures plus tard, nous sommes rentrés à l’appartement pour dormir afin d’être reposés pour commencer notre visite de cette superbe ville.

J’ai décidé d’appeler Budapest « l’authentique » parce qu’après Prague, un peu trop propre et touristique qu’on pourrait se croire à Disney et Vienne la luxueuse, ville un peu hautaine avec ses boutiques de luxe, Budapest se présente telle qu’elle est vraiment. Y’a du beau, y’a du moins beau, mais maudit que ça fait son charme. J’ai adoré les autres villes mais Budapest a un petit côté plus vrai. On voit le vrai monde, contrairement à Prague où j’ai plus croisé de touristes de que locaux. J’aurais pu sortir un peu plus mais disons qu’on croisent les Budapestois (?) plus facilement que les Praguois (?).

Bref, revenons à nos moutons. Le lendemain, on s’est levé un peu plus tard qu’à l’habitude et j’étais un peu pocké. Après un déjeuner de pâtisserie d’épicerie et un bon café suivi de deux Advils, j’étais enfin prêt à commencer la journée. Nous nous sommes dirigés du côté « Buda » de Budapest pour aller visiter le château et son quartier, bref ce qu’il y a au dessus de la colline du château. Pour se rendre, nous avons traversé le Pont des Chaînes, un superbe pont gardé par des statues de lion. Une fois de l’autre côté, après une photo obligée de Luc avec la borne du kilomètre 0 de la Hongrie (il est arpenteur-géomètre de formation), nous avons monté l’ancien escalier royal pour se rendre à la porte du château. Nous nous sommes dirigés par la suite vers l’église Saint-Mathias  (où Franz Joseph et Elizabeth (Sissi) furent couronnés roi et reine de Hongrie) que nous avons visité. C’est une des églises les plus intéressantes que j’ai eu la chance de visiter et des églises, j’en ai vu. Elle est superbe, décorée Art Nouveau et la visite nous fait emprunter un parcours très intéressant.

Une fois sorti de l’église, nous sommes allés voir le Bastion des Pêcheurs, des terrasses sur le flanc de la falaise, juste derrière l’église. La vue était superbe. Nous sommes ensuite partis vers la porte de Vienne, une ancienne porte de la ville fortifiée à côté du château avant de revenir vers le palais. Après un bout de pain à l’épicerie, nous sommes allés visiter l’hôpital bunker sous la colline de Buda. Une visite très intéressante dans les sous-terrains qui sont supposés être un labyrinthe. Lorsque la guide, devant une maquette de l’hôpital, nous a demandé où nous étions, j’ai été le seul à être en mesure de pointer où nous étions. Une fois cette visite terminée, nous sommes allés visité un autre musée, le musée national de Hongrie si je me rappelle bien. Le sous sol était très intéressant puisqu’on visitait les ruines du château. Le rez-de-chaussée était entre autre une exposition sur l’Église Saint-Mathias ainsi qu’une collection de statue. Le reste du musée était plus endormant donc nous sommes sortis pour voir le jardin et marcher sur les fortifications avant de se rendre sur une terrasse boire une bière.

Une fois la bière terminée, nous sommes revenus vers Pest par le Pont des Chaînes et nous sommes allés souper à un restaurant de la place de la Basilique Saint-Étienne. La bouffe était excellente et nous avons fini de manger juste avant que la pluie commence. Nous avons eu de la pluie deux fois durant le voyage et ce fût la deuxième fois. Puisqu’il était rendu 10h, nous sommes allés nous coucher.

Le lendemain, puisque nous avions visité les principales attractions de Buda, c’était au tour de Pest de se faire visiter. Après avoir mangé, nous nous sommes dirigés vers le Parlement, un énorme bâtiment majestueux sur le bord du Danube. En y allant, nous avons croisés une statue de Ronald Reagan ainsi qu’un monument à l’honneur d’un héro hongrois qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à Fernand Gignac. Nous sommes allés réservé notre visite du Parlement et pour passer le temps, nous avons marché jusqu’à une des gares de Budapest dont l’architecture est intéressante.

Notre visite du Parlement était en français. C’était cher, un peu court et la guide n’était pas très compréhensible. Le bâtiment vaut la visite mais nous n’avons pas trop apprécié notre guide. Tant pis. Après le Parlement, nous avons décidé qu’il était le temps de relaxer. Nous nous sommes dirigés vers les Bains Széchenyi, des thermes hongrois avec plusieurs bassins intérieurs et quelques bassins extérieurs. Le lieu est superbe et l’eau était chaude! Je ne raconterai pas en détail tous les bains mais je conseille fortement à tout le monde d’y aller si vous avez la chance.

Après les thermes, nous sommes revenus à l’appartement et pour souper, Annabelle voulait essayer un restaurant appelé Hummus Bar. C’était excellent, le meilleur hummus que j’ai mangé de ma vie. L’hummus qu’on achète à l’épicerie n’est pas bon à côté de cet hummus, servi avec des pains Laffa, des genre de pains plats succulents.

Le lendemain matin, pour notre troisième journée, il nous restait quelques trucs à voir encore du côté de Pest. Nous avons commencé notre journée par une marche dans les rues commerciales pour acheter nos derniers souvenirs avant d’aller dans le quartier juif pour aller prendre un verre dans un « romkert » ou « ruin bar » en anglais. C’est un bar dans une cours d’un bâtiment en ruines. Le look « fitte » avec le nom mais c’est vraiment cool comme place. À aller voir absolument. Après la bière, nous sommes revenus vers notre appartement en passant par la grosse rue touristique, la rue Vaci et la place Vorosmarty. Je ne comprend pas pourquoi tous les touristes se tiennent là parce que c’est cher et artificiel mais en même temps, ça me convient parce que je ne les croise pas ailleurs, ils sont vraiment tous là. Avant de souper, Luc voulait acheter un truc qu’il avait vu à la boutique du Parlement, nous sommes donc retournés au Parlement. Pour revenir, nous avons marché le long du Danube jusqu’aux quais et nous avons décidé de prendre une croisière sur le Danube mais cette fois-ci sans repas, juste pour voir la vue que nous avions pas pris en photo la première soirée. Nous avions un rabais puisque nous avions fait une croisière avec la compagnie que nous avons choisi donc ça nous a coûté 10$ par personne pour 1h30 de bâteau et un Fanta à l’orange. La vue était magnifique et j’ai réussi à avoir le coucher du soleil pendant que j’étais sur le Danube. Après le bâteau, nous sommes arrêtés à un restaurant de burgers superbe bien coté sur TripAdvisor et avec raison. C’était délicieux.

Nous nous sommes levés un peu plus tôt le lendemain pour profiter au maximum de notre dernière journée. Nous avons décidé d’aller explorer l’île Sainte-Marguerite qui est le parc que fréquente les gens de Budapest pour relaxer. C’est un parc superbe avec un petit zoo, un jardin japonais, des thermes et une fontaine qui offre un spectacle de jets d’eau. Après l’île, nous nous sommes rendus au pied du mont Gellert, du côté de Buda, pour se rendre jusqu’au sommet pour aller voir les statues qui s’y trouve mais surtout la vue. Ça vallait la peine. Nous sommes arrêtés prendre une bière artisanale en chemin avant d’aller se changer pour aller souper dans un restaurant traditionnel où nous avons mangé un « paprikas » au poulet, un plat traditionnel plus que délicieux. C’est à essayer une fois dans sa vie!

Une fois le repas terminé, nous sommes retournés à l’appartement où je vous ai annoncé que nous partions le lendemain. Le retour s’est très bien déroulé, sans aucun problème. La correspondance fût très courte à Paris mais nous nous sommes rendus à l’avion sans retard (mais sans avance non plus!). Nous sommes arrivés à Montréal vers 16h, sous la pluie. Ce fût un superbe voyage, sans problèmes majeurs. Nos journées furent chargées à souhait, ce qui m’a empêché de tenir ce blog à jour comme je l’aurais voulu. Toutefois, puisque je voyage pour voir des choses différentes et que le blog vient en deuxième (ou troisième ou même plus), ça ne me dérange pas plus que ça.

Sur ce, je vous remercie pour votre temps passé à me lire et j’espère que vous avez apprécié mes posts, même si je crois que j’ai été plus expéditif que la dernière fois dans mes messages. Pour ce qui est des photos, je vais commencer à regarder ça bientôt et je partagerai ça lorsque j’aurai fini ma sélection finale.

À la prochaine!

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Aventures du déplacement Vienne-Budapest

Comme j’avais écris dans un post précédent, il y a actuellement une crise de migrants en Europe et nous sommes en plein coeur des lieux touchés par cette crise. Nous ne sommes pas touchés directement par cette crise et les mesures mises en place, notre passeport canadien nous assure un libre passage partout encore, surtout qu’on fait le chemin dans le sens inverse. Toutefois, nous vivons indirectement les effets de la crise et ça fait qu’un déplacement banal de deux heures et demie en train devient une aventure en soi.

Nous nous sommes levés tôt lundi matin en espérant que les train directs pour Budapest soient revenus. Nous avons déjeuner avant de prendre nos sacs et nous rendre à la gare de Vienne. Rendus à la gare, nous avons rapidement vu que les trains étaient encore annulés. Heureusement, nous avions un itinéraire alternatif qui prend le double du temps mais au moins, on va se rendre! Il fallait toutefois retourner à l’information de la gare pour vérifier si le trajet était encore bon. Nous avons donc fait la file encore une fois, cette fois-ci pendant une bonne heure avec nos gros sacs à dos pour se faire dire d’un simple oui que le trajet est encore bon. Nous avions un deux heures et demie à attendre, nous venions d’en passer une.

L’avantage que nous procurait le fait d’avoir cet itinéraire est que nous avions le quai de départ du train. Au lieu d’attendre que le quai soit affiché au tableau seulement 15 minutes avant le départ du train, nous pouvions tout de suite aller nous trouver un banc sur le bon quai, ce que nous avons fait. Notre quai était le même quai duquel les trains pour l’Allemagne partent. Vous savez sans doute que c’est la destination des migrants. Nous avons passé une heure et demie à travers ces migrants, à voir leur déception quand le train fût plein et parti sans plusieurs personnes.

Notre train arriva finalement vers 11h30. Un petit train qui fait la « run » de lait vers un endroit appelé Deutschkreutz mais qui passe par Sopron en Hongrie. C’était notre endroit de correspondance. Le train n’était pas très rapide mais nous nous sommes finalement rendus à Sopron.

Arrivés à Sopron, le tableau indicateur affichait que notre train partait en voie V.P. Pour les habitués du train, c’est habituellement un chiffre qui nous dit le quai/voie où se rendre. En fouillant un peu, on s’est rendu compte que V.P. signifiait qu’il fallait prendre un autobus vers une autre ville. Avec 2 couples d’anglais, nous avons fini par avoir assez d’informations pour savoir quel ticket acheter et où prendre l’autobus et surtout à quelle heure. Le problème est que les trains hongrois qui vont aux villes frontalières ont tous été annulés par le réseau de transport de la Hongrie, toujours pour la même cause. Plaisant!

À 13h18, l’autobus part pour un village dont j’ai oublié le nom. On pensait que c’était proche mais finalement, nous avons fait une heure d’autobus en campagne de la Hongrie. Arrivés à destination, on sort de l’autobus et on arrive dans une gare de campagne. Par gare de campagne, j’entends une gare où il n’y a aucune indication, encore moins en anglais. Il y a un train qui attends à une voie et personne en vue. Le train est vieux et n’a aucune indication. On embarque dedans, on demande à quelques personnes si c’est le train pour Budapest et ça semble être le bon. Une fois le train parti, le contrôleur moustachu ne semble pas être affolé par nos tickets. Après une bonne heure de train, nous arrivons à une gare plus grosse, donc probablement une plus grosse ville qui s’appellait Györ si ma mémoire est bonne. En sortant du train, le contrôleur finit par nous dire « This train is direct to Budapest ». On est donc dans le bon train. Nous attendons et finalement le train repart, pour arrêter 10 mètres plus loin et revenir par en arrière… j’avais oublié que personne n’était encore entré dans le train, il fallait donc qu’il se rende au quai de départ. Encore de l’attente. J’avais donné 16h30 comme heure de rendez-vous pour l’appartement, il était maintenant évident qu’on ne serait jamais là à temps.

Le train finit par partir et chanceux comme nous sommes, c’est encore un train qui fait la « run » de lait. Nous arrivons à Budapest à 17h30 avec environ 30 minutes de transport en commun et de marche à faire pour arriver à notre appartement. L’arrivée à Budapest fut un peu spéciale, la gare où nous sommes arrivés, en fait la place devant la gare, était un camp de réfugiés avec la Croix Rouge et plein de bénévoles et surtout des migrants et nous on traverse ça avec nos sacs à dos. On ne fittait pas trop disons! Retournons à nos moutons et à notre périple vers l’appartement.

Nous y arrivons finalement et… personne. Nous étions un peu pressés par le temps parce que nous avions une activité de réservée pour 19h… Des gens qui entrent dans le bloc nous demande si on a besoin d’aide et ils ne connaissaient pas le nom sur mon papier. Je décide d’ouvrir mon cellulaire et de l’enlever du mode avion, au diable les frais, c’est une situation d’urgence. Quand mon cellulaire réussi à se connecter sur le réseau hongrois, je reçois un message texte de la part de notre hôte qui nous dit que son ami qui venait nous accueillir a du partir. Je le texte, pas de réponse. Je l’appelle donc et il répond rapidement. Il me donne le code pour entrer dans le bloc, me dit où les clés sont cachées et me donne des indications pour qu’on se rendent à l’appartement. On se trompe de porte une fois mais on fini par se rendre. Il est maintenant 18h30. Je pensais marcher pour se rendre à notre activité mais on laisse tomber, on se change rapidement et on saute dans le metro. On arrive finalement avec 15 minutes d’avance et j’ai finalement pu relaxer et commencer à célébrer mon anniversaire à cette activité que j’avais réservé et qu’on avait presque perdu espoir de pouvoir faire. Qu’est-ce que cette activité? J’en parlerai dans mon prochain billet!

D’ici là, je peux vous dire que nous adorons Budapest et que nous sommes extrêmement chanceux au niveau de la température, il fait beau et chaud comme il n’avait pas encore fait depuis le début du voyage.